a

Pages sèches #5


Danser sur six marimbas et trouver la parole. Entendre la musique dénommer l'instrument. Plus de séparation d'avec la main, d'exploitation économique ; retour à eux-mêmes des pieds.

J'écris des écrits.

Papiers brûlés tombant du ciel comme des oiseaux.


Chromatic tests for painting in another life
wave of Pygmesia













Voyage au Lexique [fréquence 56]


[....] de moi, d'elle et d'il, fondant l'écrit, sa toile tramée de grillons, de silence et selon, des ailes d'une effraie magnifique, d'un duc à face pâle, petit, ou de ŋgbàndjà saisonnières. Il faudrait mettre le mot à l'envers pour voir ce qui se produit, ce qui advient de soi retourné en lui, le composer en lettres déclinées du vert, sombre d'abord puis jasmin. C'est le bruit pur, l'écoute, qui s'unissent, l'oreille qui se fait l΄une lui, et ce qu'on nomme brousse quitte pour aller où ? que trouve-t-on derrière ? — quel absent — une strie dans la masse d'obscur dont l'audio se détache, mute en monophonie, exactement devant l'étirement brumeux, l'estompe du géométral des buildings sans lampes ni fenêtres, sans disques autour des yeux, alors tendre à toucher la voix prononçant toutes ces choses qu'on ne connaît pas. Donc l'ignorance, mais de quoi, du haut du bas quand ils s'enlacent ? — celle plutôt du vide en qui naître le vent. Elle, son-souffle et nous sans savoir où l'on va, y compris dans l'écrire, le faire, seulement accréditer sa discordance en soi, l'absurde possible offert de la page au fond noir réglisse sur qui s'épreint, en qui s'emprime le corps des lettres, cours du dit, dans le multiple espacement des jours, avec vibrations nues du [ɥi] > hui, ruy, lui(t) < ondes nocturnambules, nyctaloptères.

Pages sèches #4


un coquillage, une pierre bleue, sur les fleurs crépusculaires du drap ;
composition du nocturnal à partir de froissements ;
rêves à mémoire de forme ;

Être en l'en-nuit : façon de vivre le pesant vertical du jour, de penser l'horizontal et sa courbure légère.

Certains mots hantent notre esprit et l'entent sur une ligne qui se ramifie. Direction langagière. Essaimante. Lactée.


Chromatic tests for painting in another life
Kribi beach #2









Saïd Zekri

Pages sèches #3


Besoin nerveux, corporel, de couleurs et de parfums.

(nuit) le wouuh que lance un duc en haut, plus bas les bars et leur musique (jour) des voix sur le chemin de l'oreille assourdie.

Le rapport de soi à soi (lieu de l'écriture) en qui sont tous les autres soi et lieux du soi, le(s) possible(s) des autre(s). L'S de soi, pluriel sinueux, fluvial, massif, du particulier ; l'S du nous, singulier deltaïque déliant la complexité de l'ethnos. Courbes de la rivière.


Chromatic tests for painting in another life
Kribi beach #1









Pages sèches #2


L'anxiété vient du sec qui s’abat si l'on se couche,
les lèvres fendillées, le nez irrespirant,
la bouche, seule.

Notation manquée des dates, la saison a commencé le tant et sitôt : réverbération des organes, plus grand retentissement phonique dans la part des humains quand les bêtes se taisent ou modulent selon l'humide.

Sommeil durant ‒ écrit ‒ une phrase seule et courte,
nette comme l'oubli.


Chromatic tests for painting in another life
Savannah in the dry season - 2