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Saison de verre 4


L’on marche avec un éclat de verre sur le front
Entre le ciel et soi
Qui tient le plain jour à distance
Et toutes choses dans le demi-sommeil des hommes
Comme si la ville était rêvée
Par des inconnus lointains
Au-delà des toits envoilés
Couverts de cendre et de poussière

L’on marche entre les fosses en flamme
Sur des feuilles de teck qui claquent en chutant
Et forment sous nos pas une mer immobile
Mais sonore une mer sans rivage sans vagues
Sans voiliers dans les vents en alarme
Où se baignent nos pieds de terre et de racine
Là sur l’aire sacrée près de l’église calme
Qui attend son dimanche l’encens vert et les cris


Brouillons retrouvés,
supplément au Journal de la brousse endormie
 

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